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  <title>La technique et la peur - films</title>
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  <description>Les innovations technologiques nous donnent un pouvoir d'intervention immense sur notre environnement et sur nous-mêmes. L'humanité est ainsi devenue une &quot;force géologique&quot;, capable d'influer sur des paramètres aussi énormes que l'évolution de la température de l'atmosphère terrestre ou la biodiversité planétaire. Notre nombre, couplé à la puissance de notre technologie, nous a permis d'accéder à cet état, pour le meilleur comme pour le pire. Pour le moment nous découvrons avec effarement que ce serait plutôt pour le pire; faut-il pour autant céder à la peur? La peur est un indicateur précieux du danger qu'il ne saurait être question d'éviter; aussi ce blog a-t-il pour vocation d'étudier ce danger et ses multiples implications. Mais la peur est aussi un état qui nous rend particulièrement sensibles à la manipulation et amoindrit nos capacités de jugement. Ce blog se propose donc, en plus de donner des connaissances susceptibles de mieux nous renseigner sur ce qui nous effraie, de remettre dans leur contexte les diverses tentatives de détournement de cette peur à des fins politiques.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 20 Aug 2008 14:21:05 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Dollar, mon dollar, ne vois-tu rien venir?</title>
    <link>http://blog.nepigo.net/post/2007/07/13/Dollar-mon-dollar-ne-vois-tu-rien-venir</link>
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    <pubDate>Fri, 13 Jul 2007 11:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>W. Nepigo</dc:creator>
        <category>films</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les hiérarchisations sociales apparaissent à partir d'une certaine
masse démographique, posant le problème central de la théorie politique moderne
: celui de la redistribution et des élites prédatrices. Celles-ci ont eu
recours à différentes méthodes à travers l'histoire pour justifier leur
domination : contrôle par les armes, par la redistribution, par le monopole de
la violence légitime, par l'idéologie. Actuellement, l'économie tient lieu de
principal discours justificateur, par le recours à la perspective de la
croissance : plutôt que de se concentrer sur la redistribution de ce qui existe
aujourd'hui, on promet l'abondance pour tous pour demain. Adam Curtis, dans le
film &amp;quot;The League of gentlemen&amp;quot; (troisième volet de sa série &amp;quot;Pandora's Box&amp;quot; sur
les conséquences du rationalisme politique et technique) diffusé ci-dessous,
revient sur l'exemple d'un groupe d'économistes anglais qui étaient persuadés
de pouvoir &amp;quot;doper&amp;quot; la croissance pour redonner au Royaume-Uni sa puissance
d'antan...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En lisant l'excellent livre de J. Diamond &lt;em&gt;Guns, Germs and Steel&lt;/em&gt;,
dont le propos est de tenter de déterminer les causes scientifiques -
notamment&lt;img src=&quot;http://blog.nepigo.net/post/2007/07/13/#&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; géographiques et écologiques - des différences de rythme dans l'évolution
des différentes sociétés humaines (autant le dire tout de suite, c'est
extraordinairement convaincant), on tombe sur un passage qui intéressera tous
ceux dont la politique est le métier ou un centre d'intérêt : le chapitre &amp;quot;De
l'égalitarisme à la kleptocratie&amp;quot;. &lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.nepigo.net/public/guns__germs_and_steel.jpg&quot; /&gt;Dans ce chapitre, il dresse une liste des
différents modes d'organisation des sociétés humaines, de la forme la plus
réduite à la plus vaste, dont on constate que la complexité va nécessairement
croissante avec la taille. Il dresse quatre idéaux-types d'organisations :
bande, tribu, chefferie et état.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
Cette évolution du plus simple au plus complexe est avant tout permise, selon
lui, par la capacité à mettre en place un système de production de nourriture :
le facteur essentiel serait la capacité à domestiquer un certain nombre de
plantes et d'animaux pour générer des surplus, et ainsi permettre un
accroissement démographique aboutissant à une complexification de la société
(apparition de castes non-productives, hiérarchisation avec monopole de la
violence légitime - nécessaire pour empêcher l'explosion d'une société dont la
plupart des membres ne sont pas unis par des liens de parenté -, apparition de
la religion...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dilemme fondamental de la politique moderne, la rupture de l'égalitarisme,
apparaît au stade de la chefferie. L'apparition de castes dirigeantes
héréditaires couplée à l'introduction de processus redistributifs va faire
évoluer ceux-ci : lorsqu'une proportion importante des biens reçus par le
pouvoir central ne sera pas redistribuée mais consommée par celui-ci et ses
serviteurs, la redistribution deviendra un tribut, précurseur des taxes qui
feront leurs premières apparitions au sein des chefferies.&lt;br /&gt;
Le dilemme est donc le suivant : &amp;quot;&lt;em&gt;au mieux,&lt;/em&gt; [les chefferies] &lt;em&gt;sont
bénéfiques en mettant en place des services qui seraient impossibles à mettre
en place à l'échelle individuelle&lt;/em&gt; (systèmes d'irrigation par ex.). &lt;em&gt;Au
pire, elles fonctionnent comme des kleptocraties sans scrupules, transférant
des richesses nettes de la collectivité aux classes supérieures. Ces objectifs
nobles et égoïstes sont inextricablement liés, bien que certains gouvernements
mettent plutôt l'accent sur un aspect ou sur l'autre. La différence entre un
kleptocrate et un homme d'état avisé, entre un baron voleur et un bienfaiteur
public est surtout une différence de degré : quelle proportion du tribut
extrait des producteurs est-elle conservée par l'élite, et dans quelle mesure
la population apprécie-t-elle l'usage fait des tributs redistribués. Nous
considérons que le Président du Zaïre, Mobutu, était un kleptocrate parce qu'il
gardait trop de tribut (l'équivalent de milliards de dollars) et en
redistribuait trop peu (aucun système de téléphonie en état de marche au
Zaïre). Nous considérons que Georges Washington était un homme d'Etat car il a
dépensé l'argent des taxes sur des programmes très admirés et ne s'est pas
enrichi pendant qu'il était président. Cependant, Georges Washington est né
dans l'abondance, qui est répartie de façon bien plus inégalitaire aux
Etats-Unis que dans les villages de Papousie-Nouvelle Guinée&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Pour toute société hiérarchisée, qu'il s'agisse d'une chefferie ou d'un
état, il faut donc se demander : pourquoi le peuple tolère-t-il le transfert
des fruits de son dur travail à des kleptocrates? Cette question, soulevée par
tous les théoriciens politiques de Platon à Marx, se repose aux votants à
chacune de nos élections modernes. Les kleptocraties dont le soutien public est
faible courent le risque d'être renversées, que ce soit par des populations
opprimées ou par des kleptocrates en puissance recherchant le soutien public en
promettant une proportion plus élevée de services rendus à partir du fruit des
taxes. Par exemple, l'histoire d'Hawaii abonde en révoltes menées contre des
chefs répressifs, en général menées par de plus jeunes frères promettant moins
d'oppression. Cela peut nous sembler amusant dans le contexte de l'ancien
Hawaii, mais il faut contempler l'étendue de la misère causée par de telles
luttes dans le monde d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
Que doit faire une élite pour gagner  le soutien populaire tout en
maintenant un train de vie supérieur à celui des gens du peuple? Les
kleptocrates, à travers les âges, ont eu recours à différents mélanges des
quatre solutions suivantes :&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;1. Désarmer la population et armer l'élite. C'est beaucoup plus facile en
ces temps d'armement high-tech produit par des usines et facilement
monopolisable par l'élite qu'autrefois, où l'on pouvait recourir à des lances
ou des gourdins faits maison.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;2. Satisfaire les masses en redistribuant la plupart du tribut reçu en
politiques populaires. Ce principe était tout aussi valide pour les chefs
d'Hawaii qu'il l'est pour les politiciens américains
aujourd'hui.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;3. Faire usage du monopole de la violence pour promouvoir le bonheur, en
maintenant l'ordre public et en infléchissant la violence. Il s'agit là d'un
avantage potentiellement important et sous-estimé des sociétés centralisées sur
celles qui ne le sont pas. Les anthropologues ont eu tendance à idéaliser les
sociétés de bande et de tribu, les considérant comme plutôt douces et
non-violentes, parce que les anthropologues en visite n'observaient aucun
meurtre dans une bande de 25 personnes au cours d'une étude de trois ans. Bien
sûr qu'ils n'en observaient pas : il est facile de calculer qu'une bande d'une
douzaine d'adultes et d'une douzaine d'enfants, soumise aux morts inévitables
ayant lieu pour toutes les autres raisons que le meurtre, ne pourrait se
perpétuer si en plus de toutes ces raisons l'un de ses membres en tuait un
autre tous les trois ans. Une étude de long terme et approfondie sur les
sociétés de bande et de tribu montre que le meurtre est une des premières
causes de mortalité. Par exemple, il m'est arrivé de visiter la Nouvelle Guinée
à un moment où une anthropologue interviewait des femmes Iyau sur leurs récits
de vie. Femme après femme, lorsqu'on leur demandait de nommer leur mari,
mentionnaient plusieurs maris morts de mort violente, l'un après l'autre. Une
réponse typique était celle-ci : &amp;quot;mon premier mari a été tué par des guerriers
Elopi. Mon second mari a été tué par un homme qui me désirait, et qui est
devenu mon troisième mari. Ce mari a été tué par le frère de mon second mari
qui voulait venger la mort de son frère.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;De telles biographies sont monnaie courante pour de soi-disant douces
populations tribales, et ont sans doute contribué à l'acceptation d'une
autorité centrale au fur et à mesure que les sociétés tribales
s'étendaient.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;4. La dernière façon pour les kleptocrates d'obtenir un soutien public est
de construire une idéologie ou une religion qui justifie la kleptocratie. Les
bandes et les tribus avaient déjà des croyances surnaturelles, tout comme les
religions établies d'aujourd'hui. Mais ces croyances surnaturelles des bandes
et des tribus ne servaient pas à justifier l'autorité centrale, justifier un
transfert de richesses ou maintenir la paix entre individus non-apparentés.
Lorsque les croyances surnaturelles furent investies de ces fonctions et
s'institutionnalisèrent, elles furent transformées en ce que nous appelons
aujourd'hui une religion. Les chefs hawaiiens étaient représentatifs des autres
chefs ailleurs quand ils revendiquaient une forme divine, une ascendance divine
ou au minimum une ligne directe avec les dieux. Le chef proclamait servir leurs
sujets en intercédant pour eux auprès des dieux et en récitant les formules
rituelles requises pour obtenir la pluie, de bonnes récoltes ou de fructueuses
saisons de pêche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/em&gt; (trad. personnelle)&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, nos chefs ne tournent plus les yeux vers le ciel, mais vers une
discipline scientifique, l'économie, parce que certains de ses représentants
proposent à nos gouvernants de résoudre ce problème central de l'allocation des
ressources par la croissance : plutôt que de s'occuper de répartir ce qui
existe, comment faire pour avoir plus en général (et donc &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt;
plus pour tout le monde, nous disent nos politiques)? Le problème a été
notamment étudié par les gouvernements anglais, comme l'illustre à merveille
Adam Curtis dans le troisième volet de sa série &amp;quot;Pandora's box : a fable from
the age of science&amp;quot; : &lt;em&gt;The League of Gentlemen&lt;/em&gt; (env. 45 min., en
anglais, voir ci-dessous), qui raconte comment un groupe d'économistes anglais
parvint, il y 30 ans, à convaincre les politiciens britanniques qu'ils
disposaient de techniques à toute épreuve pour redonner au Royaume-Uni tout son
lustre d'antan. Leurs recettes-miracles furent appliquées...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;object data=&quot;http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-3272903211813223143&amp;amp;hl=fr&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;326&quot; width=&quot;400&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-3272903211813223143&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt;
&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pandora's box : a fable from the age of science - The League of
Gentlemen, Adam Curtis, 1992&lt;/strong&gt;</description>
    
    
    
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    <title>J'ai vomi dans mes corn flakes</title>
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    <pubDate>Tue, 03 Apr 2007 11:08:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>W. Nepigo</dc:creator>
        <category>films</category>
            
    <description>Le titre n'est pas très heureux...&lt;br /&gt;    Mais le film l'est davantage. Bonne journée!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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