La technique et la peur

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lundi 8 juin 2009

La terre vue de la terre

À entendre Coline Serreau présenter son dernier film, on se dit qu'il s'y trouvera sans doute exactement ce qui manque dans le film de Yann Arthus Bertrand. J'ai regardé celui-ci hier soir, plutôt mal disposé à son encontre du fait de son financement par le groupe PPR - coup marketing, etc. Cela commence d'ailleurs très mal puisque la première séquence montre les noms de toutes les marques de luxe possédées par le groupe s'assembler pour former "Home", le titre du film. J'ai cependant très vite changé d'avis. J'ai par exemple trouvé la première moitié du film très belle dans son séquençage, et pour ce qu'elle dit de la Vie avec un grand v. - une telle diffusion pour une aussi belle explication du monde vivant est en soi un succès formidable. J'ai aussi beaucoup aimé l'idée de la "boule de soleil" utilisée pour décrire le pétrole, c'est exactement cela! Les chiffres défilent, obsédants et lointains, plus ou moins effrayants. "Tout s'accélère", répète-t-il, variant les exemples. Les solutions? labels, énergies renouvelables, réduction des inégalités... Des solutions qui sont suffisamment abstraites pour ne pas avoir besoin d'être incarné dans un personnage de fiction : YAB est le seul personnage de son film, les hommes présents dans le film étant filmés comme les animaux et les plants, d'au-dessus - ce qui est en soi une trouvaille excellente.
Mais je ne suis pas ressorti de là avec une vision claire de ce qu'il faudrait faire; être ému et informé de l'existence de technologies nouvelles ne suffit pas pour agir.

Coline Serreau, elle, a filmé des gens, et des gens qui agissent. Espérons que cela marche mieux :-)
http://www.terre.tv/#/fr/protection-de-lenvironnement/entretien/1605_coline-serreau-nous-presente-la-terre-vue-de-la-terre

jeudi 7 mai 2009

Oscuramento


a été réalisé et composé en 2008 par Pierrick Servais et Minizza (TapasNocturn)

jeudi 12 mars 2009

Mes bras

Pour un bras qui se tend
Un trou qui se creuse
Porte ouverte sur mes lointains

Voici mon cerveau muni d'une porte d'entrée
Court, court sur le papier mon doux reptile
Écailles polies et bave abondante
Recap after use

La ville rugit sourdement
Rumeurs, grondements,
Cris et sirènes
Bruxelles se déhanche pesamment
Sa gangue d'indolence ne cèdera pas

Qui est ce chien? Depuis des mois il hurle
Maigre et triste crevette,
Son aboiement déchire l'air chaque matin
Ses cris signalant d'étranges tortures

Confusion du matin formes étranges
La bile aux lèvres l'âme malade
Je m'en vais rejoindre ma folie
Prier aux verbes en dérive

Fantômes, chutes et cauchemars
Mon monde crie sous le météore
Alluvions de la peur, grincements des pleurs
Pluie inutile sur un or silencieux

jeudi 29 janvier 2009

Préambule aux instructions pour remonter une montre

Ce très court texte de Julio Cortàzar, un écrivain argentin dont je viens de me procurer un recueil de nouvelles intitulé "Cronopes et Fameux", pourrait résumer à lui seul bien des choses que j'ai écrites ici sur notre sujétion à la technique. Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour écrire dans ce blog ces derniers mois, au point de caresser l'idée de mettre ce projet entre parenthèses; mais ceci devra au moins attendre la publication de ce texte savoureux. Bonne lecture. (Pour le plaisir de lire, j'y adjoins la nouvelle suivante, encore plus brève).




Penses-y bien : lorsqu'on t'offre une montre, on t'offre un petit enfer fleuri, une chaîne de roses, une geôle d'air. On ne t'offre pas seulement la montre, joyeux anniversaire, nous espérons qu'elle te fera de l'usage, c'est une bonne marque, suisse à ancre à rubis, on ne t'offre pas seulement ce minuscule picvert que tu attacheras à ton poignet et promèneras avec toi. On t'offre – on l'ignore, le plus terrible c'est qu'on l'ignore -, on t'offre un nouveau morceau fragile et précaire de toi-même, une chose qui est toi mais qui n'est pas ton corps, qu'il te faut attacher à ton corps par son bracelet comme un petit bras désespéré agrippé à ton poignet. On t'offre la nécessité de la remonter tous les jours, l'obligation de la remonter pour qu'elle continue à être une montre ; on t'offre l'obsession de vérifier l'heure aux vitrines des bijoutiers, aux annonces de la radio, à l'horloge parlante. On t'offre la peur de la perdre, de te la faire voler, de la laisser tomber et de la casser. On t'offre sa marque, et l'assurance que c'est une marque meilleure que les autres, on t'offre la tentation de comparer ta montre aux autres montres. On ne t'offre pas une montre, c'est toi le cadeau, c'est toi qu'on offre pour l'anniversaire de la montre.



Instructions pour remonter une montre

Là-bas au fond il y a la mort, mais n'ayez pas peur. Tenez la montre d'une main, prenez le remontoir entre deux doigts, tournez-le doucement. Alors s'ouvre un nouveau sursis, les arbres déplient leurs feuilles, les voiliers courent des régates, le temps comme un éventail s'emplit de lui-même et il en jaillit l'air, les brises de la terre, l'ombre d'une femme, le parfum du pain.
Que voulez-vous de plus? Attachez-la vite à votre poignet, laissez-la battre en liberté, imitez-la avec ardeur. La peur rouille l'ancre, toute chose qui eût pu s'accomplir et fut oubliée ronge les veines de la montre, gangrène le sang glacé de ses rubis. Et là-bas dans le fond, il y a la mort si nous ne courons pas et n'arrivons pas avant et ne comprenons pas que cela n'a plus d'importance.

mardi 7 octobre 2008

L'Argent - Dette

Le film suivant est utile pour comprendre la crise financière actuelle. Pensiez-vous que la valeur de l'argent que vous possédez est basée sur des réserves de métaux précieux ou de devises étrangères? Que la banque qui vous fait un crédit ne vous prête que de l'argent qu'elle possède ou qu'on lui a confié? Si oui, vous avez quelques trains de retard et ce film est pour vous!







"Money as debt" est un film de l'artiste canadien Paul Grignon
http://www.paulgrignon.com/

NB : les allusions à une conspiration à la fin du film ne me convainquent pas : je ne vois dans les évènements décrits que l'enchaînement aveugle des circonstances et l'évolution en roue libre des mécanismes financiers. Elles n'enlèvent cependant rien à la justesse des questions posées.

NB2 : cette vidéo a soulevé un certain nombre de critiques parfois virulentes. Au-delà de celle de Pascal Riché dans Rue89 qui n'a pas pu s'empêcher d'y voir un antisémitisme larvé (il faudra un jour inventer l'équivalent du point godwin pour l'antisémitisme ; pourquoi pas un "point philippe val" ?), la critique de Jean Zin est intéressante en ce qu'elle démonte les aspects démagogiques du film, insistant sur la nécessité de ne pas se satisfaire d'un seul facteur explicatif (en l'occurence la monnaie) et de "considérer le système de production dans son ensemble". Il insiste par ailleurs sur une erreur manifeste du film qui est de ne pas tenir compte de la destruction de dettes, autrement dit le fait que les dettes sont remboursées par les capacités de production; et le fait de considérer comme des choses équivalentes le prêt à intérêts et la spéculation, ce qu'elles ne sont pas.

mercredi 6 août 2008

BHL, Siné et l'indignation sélective

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Mise à jour du 6 août 2008 :
Le meilleur de l'histoire : ce n'est même pas Siné qui a écrit ces lignes mais Christophe Ayad et Antoine Guiral, journalistes de Libération dans leur article  du 23 juin dernier "Sarkozy comme chez lui en Israël". L'on y lit, information qui a été démentie depuis :

"Patrick Gaubert, président de la Licra et ami de Nicolas Sarkozy, assure n’avoir jamais parlé de ces questions avec lui. «Nous partions parfois en vacances ensemble avec une bande de copains juifs à moi, mais ne parlions jamais de religion.» Il remarque qu’aujourd’hui, le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, vient de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme pour l’épouser. «Dans cette famille, on se souvient finalement d’où l’on vient», s’amuse-t-il."

La seule chose que Siné a ajouté est : "il fera du chemin dans la vie, ce petit!". Ce n'est pas pour une telle ligne que l'on renvoie quelqu'un. Tout ce tintamarre n'est peut-être que le fruit de la lâcheté d'un directeur des ressources humaines qui a voulu garder le beau rôle en licenciant un employé... En fait, accuser Siné d'antisémitisme était le moyen le plus économique, moralement et financièrement, de le virer : pour faute grave, puisqu'une opinion publiée, en France, peut être condamnée pénalement. Il serait peut-être temps d'arrêter de jouer avec le feu : il est minable et dangereux qu'une chose comme la mémoire de la Shoah puisse être utilisée à des fins de gestion du personnel.

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(Article original)

Quelques mots, très brefs et, pour une fois, à propos d'une polémique médiatique, à la lecture de la tribune de Bernard-Henri Lévy (BHL) publiée par Le Monde d'aujourd'hui sur l'affaire du licenciement du caricaturiste Siné par son journal, Charlie Hebdo, au motif qu'une chronique qu'il aurait publiée avait un caractère "antisémite".
Voici le passage de la chronique qui fait débat, tel qu'il a été publié par le journal le 8 juillet dernier :

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

En d'autres termes, Jean Sarkozy, fils du Président de la République Française du moment, se déclare prêt à se convertir à la religion de la femme qu'il aime et qui, ce qui permet de joindre l'utile à l'agréable, est milliardaire. Il se trouve que cette dernière, en plus d'être l'héritière des entreprises Darty, est de confession juive. Jean Sarkozy veut donc se convertir au judaïsme.

Voici maintenant comment BHL présente l'affaire :

"Voilà un humoriste - Siné - qui donne à son journal une chronique où il dit, en substance, que la conversion au judaïsme est, dans la France de Sarkozy, un moyen de réussite sociale et qu'il préfère "une musulmane en tchador" à "une juive rasée" (sic)."

Siné ne dit pas que "la conversion au judaïsme est [...] un moyen de réussite sociale" mais qu'un homme, et pas n'importe lequel, est prêt à se convertir au judaïsme pour épouser une milliardaire ! Pas que tous les milliardaires sont juifs, ou que tous les juifs sont milliardaires ! C'est incroyable, quand même, une telle myopie ! Notez le "en substance" hautain qui permet de ne pas citer le texte.

Une telle omission qui n'empêche pas monsieur BHL d'affirmer sans rougir que "Ce qui compte ce sont les mots"... Et d'enchaîner sur un vaste panorama historique teinté de moralisme sur ce qu'il convient de dire, et de ne plus dire, aujourd'hui, se payant même le luxe de terminer sur un méprisant tutoiement au caricaturiste concerné - "Allons, Siné. Tu as encore le choix." - pour lui enjoindre de choisir entre l'antisémitisme, donc, et un humour qui soit "l'aventure d'une liberté retrouvée et ajustée aux libertés du jour - jeunesse à volonté, talent, modernité." On croit rêver : monsieur BHL, bientôt 60 ans, qui vient donner des leçons d'humour, de jeunesse et de talent alors qu'il ne m'a jamais fait rire et que son œuvre philosophique durera probablement bien moins longtemps que le souvenir de sa chemise blanche entrouverte. Bref. Fin de la parenthèse.


jeudi 24 juillet 2008

Acouphènes


On parle beaucoup, depuis quelques jours, de la centrale nucléaire du Tricastin, en France, suite au déversement accidentel de plus de 75 kg d'uranium dans un cours d'eau voisin de la centrale début juillet 2008.

Hier, à nouveau, un nouvel accident a eu lieu sur le site. On parle d'une centaine de personnes "légèrement contaminées". Alain Peckre, le directeur de la centrale, explique qu' "un tuyau à l'intérieur du bâtiment a été ouvert dans le cadre des opérations de maintenance et de la poussière radioactive s'en est échappée". L'article du Monde du jour mentionne un risque "classé provisoirement au niveau 0", les commentaires de l'article sont partagés entre peur et dénégations hautaines...

Il y a quatre ans, en 2004, François-Xavier Drouet passait par là avec une caméra. Il en avait tiré un court métrage remarquable, Acouphènes. Dans ce film de 17 minutes, le réalisateur incarne un jeune homme candide, terrorisé depuis son enfance par l’idée d’un accident atomique. Pour apaiser son angoisse, il se rend à Pierrelatte, près de la centrale...

Interrogeant avec humour le déni des habitants et la fabrique du consentement par les autorités, le film, fable documentaire et vraie-fausse enquête aux accents surréalistes, questionne l’adhésion à la société du risque.

Sélectionné dans une dizaine de festivals en France et à l’étranger, parmi lesquels les États généraux du documentaire de Lussas, Entrevues à Belfort, Visions du réel à Nyon, le Festival du film francophone de Namur ou encore Cineambiente à Turin, Acouphènes a reçu le prix Don Quichotte lors du festival Doc en courts à Lyon en 2004.







Diplômé en science politique et en anthropologie, François-Xavier Drouet est né en France il y a 28 ans. Journaliste et réalisateur, il a suivi le master « Réalisation documentaire de création » organisé à Lussas par Ardèche Images et l’Université de Grenoble. Réalisé dans le cadre de cette formation, Acouphènes est son premier film.

Contact

François-Xavier Drouet
4 rue Jacques Flouvat
61 150 Ecouché

Courriel : fxdrouet arobase yahoo.fr

Fiche technique
Auteur-réalisateur : François-Xavier Drouet
2004 - DVCAM – Mono- Couleur – 4\3- 17'10
Musique originale: Frédéric D. Oberland
Image : François-Xavier Drouet, Mathieu Petit –
Son : Collectif
Montage : FX Drouet

vendredi 11 juillet 2008

Cyborg Manifesto

Le "Manifeste cyborg" est un texte génial de Donna Haraway paru aux États-Unis en 1991 dont je viens de trouver une traduction en français! Loin des alarmes technophobes dont je suis accoutumé, ce texte conçoit le cyborg, la fusion homme-machine comme une possibilité de dépassement des anciens clivages de genre et de pouvoir. Loin de considérer, comme Ellul a pu le faire, la technique comme une entité autonome et excluante se développant en système, D. Haraway postule que les machines ne sont qu'une excroissance de nous-mêmes et, à ce titre, profondément et avant tout humaines.


Juste un extrait pour vous mettre l'eau à la bouche :


" Dans l’imagination occidentale, les monstres ont toujours défini les limites de la communauté. Les Centaures et les Amazones de la Grèce antique ont établi les limites de polis au centre du mâle grec humain en interrompant le mariage et les pollutions de la frontière du guerrier avec l’animalité et la femme. Les frères siamois et les hermaphrodites en France fondèrent le discours sur le naturel et le surnaturel, le médical et le légal, les prodiges et les maladies - tous importants pour établir une identité moderne. Les sciences de l’évolution et du comportement des singes et des gorilles ont marqué les multiples frontières des identités industrielles de cette fin de siècle. Les monstres cyborgs dans la science-fiction féministe définissent des possibilités politiques et des limites bien différentes de celles proposées par la fiction banale de l’Homme et de la Femme.

Prendre au sérieux l’image des cyborgs et les considérer autrement que comme nos ennemis a d’autres conséquences. Nos corps, nous-mêmes ; les corps sont les cartes du pouvoir et de l’identité. Ces cyborgs ne sont pas des exceptions. Un corps cyborg n’est pas innocent ; il n’est pas né dans le jardin ; il ne cherche pas l’identité unitaire et donc ne génère pas des dualismes antagonistes illimités (ou jusqu’à la fin du monde) ; pour lui, l’ironie va de soi. Un est trop peu, et deux n’est qu’une possibilité. Le plaisir intense dans la technique, la machine, cesse d’être un péché, mais il devient un aspect de l’incarnation. La machine n’est pas ce qu’on doit animer, vénérer et dominer. La machine est « nous », nos processus, un aspect de notre incarnation. On peut être responsables de machines ; elles ne nous dominent pas, elles ne nous menacent pas. Nous sommes responsables des frontières, nous sommes elles."

Le texte original anglais se trouve ici
et la traduction française, assurée par Multitudes, ici

Bonne lecture!

dimanche 1 juin 2008

"La Tyrannie technologique"



Paru fin 2007 chez L'Échappée, maison d'édition basée à Paris, La Tyrannie Technologique est un livre important regroupant quatre textes.

S'appuyant sur les travaux de penseurs de la technique comme Jacques Ellul, Ivan Illich, Günther Anders, Bernard Charbonneau, Lewis Mumford et Paul Virilio (entre autres), ils reprennent le grand axe de cette critique : la technique comme système s'auto-déployant de façon partiellement autonome, en accélération, colonisant des secteurs toujours plus vastes de la réalité humaine et naturelle, au-delà des capacités d'intervention des principaux systèmes politiques actuels qui ne se présentent que comme des dispositifs d'accompagnement et de régulation... au plus près, au sens figuré comme au sens propre à l'ère des nanotechnologies et de leurs capacités de surveillance.

L'illusion d'une technique neutre, dont les conséquences ne seraient jugeables qu'en fonction de l'utilisation qui en est faite par les hommes, doit être dénoncée ("Peut-on bien se servir d'une bombe atomique ?"); l'illusion d'une histoire linéaire et progressiste, allant d'un Moyen-Âge obscurantiste à la modernité triomphant dans les lumières de la connaissance, également (le livre cite Ivan Illich qui rappelait judicieusement que l'on passe toujours autant de temps dans les systèmes de transport aujourd'hui qu'au Moyen-Âge : seules les distances parcourues ont augmenté). Comme l'indique la quatrième de couverture de l'ouvrage, "les technologies contemporaines préparent et organisent un monde fondé sur la vitesse, l'immédiateté, la superficialité, le profit et la mort."

Lire la suite...

samedi 24 mai 2008

La Belle Verte



Est un film de Coline Serreau.

Sorti en 1996, il raconte l'arrivée sur Terre, à Paris, d'une femme en provenance d'une autre planète de couleur verte abritant une civilisation d'humains beaucoup plus évolués dans le temps. Vivant paisiblement dans une nature aimable, ces humains cultivent la télépathie, les jeux acrobatiques et poétiques, les voyages interstellaires et les légumes frais. Leur grand plaisir : les concerts de silence.

De temps en temps, l'un d'entre eux part visiter les autres planètes, pour voir comment ça se passe. Cela fait 200 ans que personne n'a été sur Terre. Mila, une mère de beaux enfants, décide d'aller voir comment les choses évoluent chez nous. Elle arrive à l'endroit prévu. Utilisons-nous encore la monnaie?

 



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