mardi 26 janvier 2010
Growth isn't possible
Par W. Nepigo le mardi 26 janvier 2010, 10:52
"If you spend your time thinking that the most important objective of public policy is to get growth up from 1.9 per cent to 2 per cent and even better 2.1 per cent we’re pursuing a sort of false god there. We’re pursuing it first of all because if we accept that, we will do things to the climate that will be harmful, but also because all the evidence shows that beyond the sort of standard of living which Britain has now achieved, extra growth does not automatically translate into human welfare and happiness."
Lord Adair Turner, Chair of the UK Financial Services Authority "
"Anyone who believes exponential growth can go on forever in a finite world is either a madman or an economist."
Kenneth E. Boulding, Economist and co-founder of General Systems Theory
Of course, although simple, this idea supposes an ability to project oneself at a global level and think about humanity and solidarity in abstract terms. But day-to-day reality is also made of keeping up with the Jones, so what if the Jones buy this new car, house, land? It's silly to say but this simple example also shows there won't be any change possible without a spiritual and cultural change, in other words a change that goes beyond political and planning abilities... Or?
dimanche 6 décembre 2009
"Augmented reality", or robotification of the human body?
Par W. Nepigo le dimanche 6 décembre 2009, 11:01
mardi 24 novembre 2009
Prix de la Sirène en Colère
Par W. Nepigo le mardi 24 novembre 2009, 12:58
Des négociations cruciales de l'ONU sur le climat se dérouleront bientôt à Copenhague. Tandis qu'un peu partout dans le monde des individus, des organisations ou des mouvements sociaux appellent à une action d'envergure pour modérer les changements climatiques et garantir l'adoption de solutions justes et équitables pour tenter de remédier au problème, les milieux d'affaires font du lobbying pour bloquer toute action efficace en termes de réduction réelle des émissions de CO2 tout en cherchant le moyen de transformer un éventuel accord en opportunité commerciale. Conjuguées aux hésitations des Etats, ces menées hypothèquent dangereusement toute perspective d'accord à la hauteur des enjeux à Copenhague. C'est pourquoi six ONG (ATTAC Denmark, Corporate Europe Observatory, Focus on the Global South, Friends of the Earth International, Oilchange International and Spinwatch) organisent un prix ironique, le prix du pire lobbying climatique ou "Prix de la Sirène en colère" en référence à la célèbre petite statue du port de Copenhague, pour souligner publiquement le rôle des lobbies d'affaire, que l'on sache au moins à qui l'on doit cette brillante réussite... Vous pouvez donc vous rendre sur le site www.angrymermaid.org/fr pour élire le pire lobby parmi ceux qu'elles ont identifiés. Pour ma part, le lobby promouvant cette escroquerie monumentale que sont les marchés de droits d'émissions a ma préférence :-)
dimanche 25 octobre 2009
350 Hz à Bruxelles
Par W. Nepigo le dimanche 25 octobre 2009, 21:42
Ce samedi 24 octobre était une journée mondiale d'action pour réclamer aux gouvernements qu'ils prennent des mesures à la hauteur des enjeux lors des négociations sur la réduction des émissions de CO2 de Copenhague en décembre (ça semble mal parti). Beaucoup d'actions ont eu lieu un peu partout dans le monde, on peut dire que c'était un succès. À Bruxelles, dans le Parc Royal, ça a donné ça :-)
Réalisation Jean-Philippe Rouxel, Bruxelles, 2009
jeudi 1 octobre 2009
Coco chanel : "la copie, c'est le succès!"
Par W. Nepigo le jeudi 1 octobre 2009, 22:31
lundi 8 juin 2009
La terre vue de la terre
Par W. Nepigo le lundi 8 juin 2009, 00:20
Mais je ne suis pas ressorti de là avec une vision claire de ce qu'il faudrait faire; être ému et informé de l'existence de technologies nouvelles ne suffit pas pour agir.
Coline Serreau, elle, a filmé des gens, et des gens qui agissent. Espérons que cela marche mieux :-)
http://www.terre.tv/#/fr/protection-de-lenvironnement/entretien/1605_coline-serreau-nous-presente-la-terre-vue-de-la-terre
jeudi 7 mai 2009
Oscuramento
Par W. Nepigo le jeudi 7 mai 2009, 23:04
a été réalisé et composé en 2008 par Pierrick Servais et Minizza (TapasNocturn)
jeudi 12 mars 2009
Mes bras
Par W. Nepigo le jeudi 12 mars 2009, 00:15
Un trou qui se creuse
Porte ouverte sur mes lointains
Voici mon cerveau muni d'une porte d'entrée
Court, court sur le papier mon doux reptile
Écailles polies et bave abondante
Recap after use
La ville rugit sourdement
Rumeurs, grondements,
Cris et sirènes
Bruxelles se déhanche pesamment
Sa gangue d'indolence ne cèdera pas
Qui est ce chien? Depuis des mois il hurle
Maigre et triste crevette,
Son aboiement déchire l'air chaque matin
Ses cris signalant d'étranges tortures
Confusion du matin formes étranges
La bile aux lèvres l'âme malade
Je m'en vais rejoindre ma folie
Prier aux verbes en dérive
Fantômes, chutes et cauchemars
Mon monde crie sous le météore
Alluvions de la peur, grincements des pleurs
Pluie inutile sur un or silencieux
jeudi 29 janvier 2009
Préambule aux instructions pour remonter une montre
Par W. Nepigo le jeudi 29 janvier 2009, 11:43 - technique
Penses-y bien : lorsqu'on t'offre une montre, on t'offre un petit enfer fleuri, une chaîne de roses, une geôle d'air. On ne t'offre pas seulement la montre, joyeux anniversaire, nous espérons qu'elle te fera de l'usage, c'est une bonne marque, suisse à ancre à rubis, on ne t'offre pas seulement ce minuscule picvert que tu attacheras à ton poignet et promèneras avec toi. On t'offre – on l'ignore, le plus terrible c'est qu'on l'ignore -, on t'offre un nouveau morceau fragile et précaire de toi-même, une chose qui est toi mais qui n'est pas ton corps, qu'il te faut attacher à ton corps par son bracelet comme un petit bras désespéré agrippé à ton poignet. On t'offre la nécessité de la remonter tous les jours, l'obligation de la remonter pour qu'elle continue à être une montre ; on t'offre l'obsession de vérifier l'heure aux vitrines des bijoutiers, aux annonces de la radio, à l'horloge parlante. On t'offre la peur de la perdre, de te la faire voler, de la laisser tomber et de la casser. On t'offre sa marque, et l'assurance que c'est une marque meilleure que les autres, on t'offre la tentation de comparer ta montre aux autres montres. On ne t'offre pas une montre, c'est toi le cadeau, c'est toi qu'on offre pour l'anniversaire de la montre.
Instructions pour remonter une montre
Là-bas au fond il y a la mort, mais n'ayez pas peur. Tenez la montre d'une main, prenez le remontoir entre deux doigts, tournez-le doucement. Alors s'ouvre un nouveau sursis, les arbres déplient leurs feuilles, les voiliers courent des régates, le temps comme un éventail s'emplit de lui-même et il en jaillit l'air, les brises de la terre, l'ombre d'une femme, le parfum du pain.
Que voulez-vous de plus? Attachez-la vite à votre poignet, laissez-la battre en liberté, imitez-la avec ardeur. La peur rouille l'ancre, toute chose qui eût pu s'accomplir et fut oubliée ronge les veines de la montre, gangrène le sang glacé de ses rubis. Et là-bas dans le fond, il y a la mort si nous ne courons pas et n'arrivons pas avant et ne comprenons pas que cela n'a plus d'importance.
mardi 7 octobre 2008
L'Argent - Dette
Par W. Nepigo le mardi 7 octobre 2008, 19:43 - films
Le film suivant est utile pour comprendre la crise financière actuelle. Pensiez-vous que la valeur de l'argent que vous possédez est basée sur des réserves de métaux précieux ou de devises étrangères? Que la banque qui vous fait un crédit ne vous prête que de l'argent qu'elle possède ou qu'on lui a confié? Si oui, vous avez quelques trains de retard et ce film est pour vous!
"Money as debt" est un film de l'artiste canadien Paul Grignon
http://www.paulgrignon.com/
NB : les allusions à une conspiration à la fin du film ne me convainquent pas : je ne vois dans les évènements décrits que l'enchaînement aveugle des circonstances et l'évolution en roue libre des mécanismes financiers. Elles n'enlèvent cependant rien à la justesse des questions posées.
NB2 : cette vidéo a soulevé un certain nombre de critiques parfois virulentes. Au-delà de celle de Pascal Riché dans Rue89 qui n'a pas pu s'empêcher d'y voir un antisémitisme larvé (il faudra un jour inventer l'équivalent du point godwin pour l'antisémitisme ; pourquoi pas un "point philippe val" ?), la critique de Jean Zin est intéressante en ce qu'elle démonte les aspects démagogiques du film, insistant sur la nécessité de ne pas se satisfaire d'un seul facteur explicatif (en l'occurence la monnaie) et de "considérer le système de production dans son ensemble". Il insiste par ailleurs sur une erreur manifeste du film qui est de ne pas tenir compte de la destruction de dettes, autrement dit le fait que les dettes sont remboursées par les capacités de production; et le fait de considérer comme des choses équivalentes le prêt à intérêts et la spéculation, ce qu'elles ne sont pas.
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